Je poste aujourd'hui un petit texte sur la rencontre de Mozart et Beethoven. Ce n'est pas encore totalement traduit en anglais. Je me sens bien incapable de finir cette traduction.
Wait and see ...

La sourisLa sourisLa souris by ~Zheul
Dès l'aube nos amis viennent
Leurs regards cherchant
Alentour,
Une photo à sauver de la crasse,
Un objet encore utilisable.
Ils viennent comme la mer
Envahissant chaque pièce.
Inlassablement,
Leur mains frottent les murs
comme si ce fut les leurs.
La boue n'épargne personne,
Les enfants y glissent pieds nus,
Jouant une minuscule patinoire.
Les meubles sont évacués,
Au jardin, vaste salon.
Dans une flaque noire
Une souris morte
Chacun se tait.
L'odeur de la mort
Ne s'oublie jamais.
L'eau douce carresse le sol
Emportant l'indicible.
Au fond,
Nettoyer c'est guérir,
Aprè

Le ChatLe ChatLe Chat by ~Zheul
Un chat surgit de nulle part
Fuite sauvage, vitale
Aucune autre vie ne part
Sur cette terre sale.
Je marche lentement, seul
Les débris crissent en deçà.
Je les sens vibrants linceuls,
Verre et faïence sous mes pas.
Le vent soulève la poussière,
Rien ne subsiste de la maison,
Rien, comme un Degas de guerre,
Couleurs ensevelies par les canons.
Mes jeux d'enfants détruits,
Sous les chenilles des dragons
Murmurent des champs détruits
Au rythme des larmes Aragons.
Apollinaires blessés,
Rimbauds désarmés,
Embastillés,
Hugos exilés.
Mon toit rasé de pr

ELEMENTSLes élémentsELEMENTS by ~Zheul
Sur ces tuiles, j'ai froid.
La dernière goutte du ciel
Emporte mes feuilles, cruelle.
Trempé je glisse d'effroi.
Au sillage de créatures impies,
Souillant passions, souvenirs, amis
Le parfum du papier anéanti,
Des eaux sombres diluent ma vie.
L'encre dans ce flot impitoyable
Cherche des vivants pour pleurer.
Seul sur ce toit invraisemblable
Je ne suis personne de vrai.
Je suis juste glacé,
Des mots résonnent,
Poèmes aux encriers,
Du tocsin qui bourdonne.
De ma raison au fil de l'eau,
L'horreur prend le plus beau.
De mes vers maritimes,
L'océan nourrit ma d

Flora DonnaFlora DonnaFlora Donna by ~Zheul
Le dos nu contre un vieux mur qui s'effrite,
négligeant la rugosité des langues de chèvre-feuille.
Elle murmure des mots injustifiés de marguerites,
l'impudeur des fausses couches du millefeuille.
Elle sent l'odeur pouponne du mimosa,
l'amertume orange des soucis,
les orties blanches du Lacrimosa
et les premières menthes hosties.
Le vent caresse sa peau avec des doigts de feu
aux traces luisantes de boutons d'or.
Elle ruisselle en sureaux affreux,
éperdue, elle pleure encore.
Enfin elle chante doucement pour l'enfant
dans son ventre, tout puissant.
Elle chante pour son amour, son amant,